Engagez-vous et assumez votre responsabilité : Kay Jèn en appelle à la jeunesse et à l’État haïtien

Dans un communiqué de presse publié en ce début d’année 2026 l’organisation Kay Jèn interpelle la jeunesse et l’État haïtien sur leur responsabilité dans le redressement du pays, enlisé depuis des années dans une instabilité chronique.

Haïti se débat, ces dernières années, dans un bourbier, l’un des plus sombres de son histoire. S’y imposent « l’insécurité, l’exclusion, l’effondrement des institutions, la pauvreté extrême et la violation constante des droits fondamentaux […] : droit à la vie, à la santé, à l’éducation, au travail, à l’alimentation, à la sécurité, à la participation citoyenne et à la liberté d’expression ». Comme piste de sortie, Kay Jèn mise sur un tandem résolveur : l’État et la jeunesse, agissant dans un rapport de complémentarité.

L’État est tenu « d’assumer ses responsabilités constitutionnelles, de garantir les droits humains, et de créer des conditions concrètes de participation citoyenne, notamment pour les jeunes, à travers des politiques publiques axées sur la formation, l’emploi, la protection et l’inclusion ». Aussi, exhorte le communiqué, « 222 ans après l’indépendance il est temps de redonner à la jeunesse haïtienne les clés de son avenir. Sans elle, il n’y a ni développement, ni démocratie, ni paix durable ».

« Il est temps de redonner à la jeunesse haïtienne les clés de son avenir. Sans elle, il n’y a ni développement, ni démocratie, ni paix durable. »

Première victime de la crise multi-dimensionnelle qui gangrène le pays, la jeunesse est appelée de son côté « à s’engager pour la défense de ses droits, refuser la banalisation de l’injustice, se mobiliser pour une démocratie réelle, inclusive et durable », peut-on lire dans le communiqué de presse. « L’heure est à l’engagement, à l’organisation et à l’action. Sans justice ni respect des droits humains, il ne peut y avoir ni paix ni avenir », poursuit-il.

« L’heure est à l’engagement, à l’organisation et à l’action. Sans justice ni respect des droits humains, il ne peut y avoir ni paix ni avenir. »

Kay Jèn, fidèle depuis 2009 à sa mission de promotion de la citoyenneté, des droits humains et de la justice sociale, avec un accent particulier sur l’autonomisation des jeunes,  n’en démord pas et se dit « mobilisée pour une jeunesse debout, formée, écoutée, protégée et actrice de son destin ».

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