Artibonite : l’OPC tire la sonnette d’alarme après un nouveau massacre à Petite-Rivière

L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) a lancé un nouvel appel à l’action après le massacre survenu dans la nuit du 28 au 29 mars à Petite-Rivière de l’Artibonite, où plusieurs civils ont été tués et blessés dans une attaque armée attribuée à des hommes armes de la région.

Selon les informations communiquées par la direction départementale de l’Artibonite de l’institution, l’attaque s’est produite vers 3 heures du matin dans les localités de Jean-Denis, Descordes et Pont-Benoît, situées dans la première section communale de Bas-Coussin 1.

Le bilan provisoire dressé par l’OPC fait état de 16 personnes tuées, dont une femme, et de 19 blessés par balles, pris en charge dans des structures sanitaires de Saint-Marc et de Dessalines. L’organisme précise toutefois que ce nombre pourrait augmenter, plusieurs informations faisant état d’un bilan potentiellement plus lourd.

Dans sa note de presse, l’Office dénonce une situation particulièrement préoccupante dans cette partie de l’Artibonite, où la présence de groupes armés continue de compromettre l’accès aux communautés affectées et de freiner les opérations d’assistance. L’institution cite notamment les gangs Gran Grif et Kokorat San Ras, dont l’influence armée continue de peser sur plusieurs axes stratégiques de la région.

Face à cette nouvelle flambée de violence, l’OPC appelle les autorités étatiques à réagir avec plus de fermeté. L’organisme recommande entre autres l’activation du Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti (CSPN), le renforcement rapide du dispositif sécuritaire dans l’Artibonite, ainsi qu’une mobilisation plus conséquente des ressources nécessaires pour faire face aux groupes armés.

L’institution exhorte également les autorités concernées et les partenaires internationaux à venir en aide aux victimes, aux blessés, aux déplacés et aux familles frappées par cette tragédie, dans un contexte où les besoins humanitaires restent considérables.

À travers cette prise de position, l’OPC réaffirme son engagement à documenter les violations des droits fondamentaux et à alerter sur la dégradation continue de la situation sécuritaire dans l’Artibonite.

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